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Deux médias ivoiriens m’ont proposé de travailler pour eux, j’ai refusé… Il faut assumer

Dans un pays où la notoriété passe souvent par la télévision locale, refuser une offre de deux grandes chaînes privées peut sembler insensé. Et pourtant, c’est ce que j’ai fait. Non pas par orgueil. Pas par insouciance. Mais parce que j’ai fait le choix, courageux et parfois incompris, de rester aligné avec ma vision.

  

Quand dire non devient un acte de lucidité

Il y a quelques années, deux chaînes de télévision nouvellement implantées en Côte d’Ivoire m’ont approché avec des propositions concrètes. L’une d’elles, après avoir consulté mon parcours, m’a reçu en entretien. J’y suis allé pour proposer mes services comme présentateur de journal télévisé. Mais à ma grande surprise, on m’a plutôt offert un poste de chef de plateau.

Un poste respectable, à responsabilité, valorisant sur le papier. Mais ce n’était pas ce que je recherchais. Mon rêve n’était pas de superviser les autres depuis la régie. Mon rêve, c’était de tenir le micro, d’incarner l’actualité à l’écran, de transmettre l’information avec justesse et passion. Refuser cette opportunité a paru insensé pour beaucoup. Mais pour moi, c’était clair : accepter aurait été trahir ma trajectoire.

L’autre proposition : séduisante mais… enfermante

La seconde chaîne, ambitieuse et puissante, m’a proposé un poste de journaliste reporter au sein d’une émission phare. Une belle vitrine, m’a-t-on dit. Une ouverture vers la reconnaissance nationale. Mais le poste venait avec une exigence : l’exclusivité. Autrement dit, renoncer à ma liberté professionnelle, à ma flexibilité, à mes engagements avec des médias internationaux comme Africanews et RFI.

J’ai décliné. Pourquoi ? Parce qu’à ce moment-là de ma vie, ce que je chérissais par-dessus tout, c’était ma liberté. La liberté de collaborer avec plusieurs médias, de choisir mes sujets, de voyager, de me consacrer à mes autres projets sans rendre de comptes à une hiérarchie quotidienne. Ce choix, encore une fois, en a étonné plus d’un. Mais il m’a permis de rester fidèle à ma vision.

Ce que je veux dire aux jeunes journalistes

Beaucoup me demandent pourquoi je ne suis pas visible sur une grande chaîne ivoirienne. La réponse est simple : j’ai eu des opportunités, mais elles ne correspondaient pas à ma vision. Et je n’ai aucun regret.

Je veux dire à tous les jeunes qui démarrent dans ce métier : ayez une vision. Si une opportunité ne colle pas à vos valeurs, à vos rêves, à votre cap, il est tout à fait légitime — et parfois nécessaire — de la refuser. Dire non, ce n’est pas toujours tourner le dos au succès. C’est parfois se rapprocher de ce qui a vraiment du sens pour soi.

Le monde professionnel est fait de tentations et d’opportunités brillantes. Mais l’alignement avec votre trajectoire personnelle doit rester votre boussole. Sinon, vous risquez de vous perdre dans des rôles qui ne vous ressemblent pas, de vous éteindre à petit feu dans des missions qui ne vous épanouissent pas.

Refuser, c’est aussi choisir sa liberté

Aujourd’hui, je suis libre. Libre de voyager quand je veux et où je veux. Libre de travailler à la fois avec plusieurs médias nationaux et internationaux. Libre de former la nouvelle génération. Libre de créer mon propre média. Libre de construire un écosystème en phase avec mes valeurs. Cette liberté, je l’ai choisie. Elle a un prix. Mais elle a surtout un goût : celui de la cohérence avec soi-même.

Alors à tous les jeunes talents qui me lisent : ne courez pas après toutes les opportunités. Courez après votre vision. Et quand l’occasion se présente, posez-vous toujours cette question : « Est-ce que cela m’aligne ou me détourne de mon rêve ? »

Vous verrez que parfois, la plus grande preuve de force, c’est de dire non.

 

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