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Comment je suis devenu Journaliste pour Africanews ?

Je n’ai pas choisi le journalisme. C’est lui qui m’a choisi.
À l’origine, je rêvais d’être avocat. Je me voyais en robe noire, plaidant dans les tribunaux avec passion. Mais la vie a ce talent particulier de nous orienter là où notre voix porte le plus.

 

Le jour où tout a basculé

En 2011, j’intègre le service juridique de Bonne Nouvelle Édition, une entreprise de communication fondée grâce à l’ONG Iyf Côte d’Ivoire, en tant que stagiaire. Une mission classique… jusqu’au jour où j’entends parler d’un magazine en cours de création dans l’entreprise : Tomorrow Magazine. Sans trop comprendre comment, je me retrouve un matin envoyé sur le terrain pour mener une interview. Sans formation, sans expérience. Rien.

Je tente de convaincre les responsables de ce que c’est trop tôt pour moi :
« Mais je n’ai jamais mené d’interview… » leur dis-je.
Et Amy Kouadio, la directrice de publication de l’époque, me répond avec une phrase qui boulverse ma vie :

« Va. Et dépasse tes limites. »

J’y suis allé. Tremblant. Mal habillé. Méprisé par mon interlocuteur. Mais à mon retour, j’ai rédigé, retranscrit… et quelques heures plus tard, mon premier article était en ligne. Pour la première fois, mon nom apparaissait sur un site d’information.
C’était le déclic. J’en étais tout ému et j’ai décidé de continuer à écrire pour le magazine. Je venais de trouver ma voix… sans le savoir.

 

Du terrain à la formation

Je suis devenu journaliste sur le terrain, dans les rues d’Abidjan, au contact des réalités, des citoyens, des histoires vraies. Mais cinq ans plus tard, j’ai ressenti le besoin de me professionnaliser davantage. Je suis retourné à l’école, au Groupe BLM, une école modeste mais précieuse à mes yeux. J’y ai obtenu un diplôme supérieur en communication, option journalisme.
J’ai aussi multiplié les formations certifiantes, les ateliers, les rencontres. Je ne ratais aucune occasion de m’améliorer.

Et c’est lors d’une de ces formations que j’ai rencontré Tatiana Mossot, une journaliste chevronnée passée par France 24, RFI, Euronews, VOA… aujourd’hui haut cadre au Fonds Monétaire International (FMI).

 

La rencontre qui a tout changé

Nous étions en octobre 2020. Tatiana animait une session de formation organisée par la Fondation Friedrich Naumann à Abidjan. J’étais très actif et volontaire pendant la formation. À la pause déjeuner, elle est venue s’asseoir à côté de moi. Nous avons parlé. Je lui ai parlé de mon parcours, de Tomorrow Magazine, de mes ambitions.
Après la formation, je lui envoie un mail avec quelques liens de mes articles et reportages. Elle me répond rapidement, m’appelle et me dit :

« Yannick, est-ce que la télévision t’intéresse ? »

Moi ? La télévision ? Je n’en avais jamais fait, hormis un peu de Web TV.
Mais elle voyait quelque chose en moi. Elle me propose de couvrir… les élections présidentielles de 2020 en Côte d’Ivoire pour Africanews. Rien que ça.

J’ai eu peur. Vraiment. On était à un moment de forte tension dans le pays. Je craignais pour ma sécurité. Mais j’ai aussi compris que c’était une opportunité unique.
J’ai ensuite rencontré des personnes de confiance : Colombelle, mon épouse et le Révérend Lee Jean. Ils m’ont encouragé. Maman avait des doutes, craignait pour ma sécurité. Je l’ai rassurée. Et j’ai dit oui.

 

Une première couverture inoubliable

Le jour du vote, le 31 octobre 2020, je suis conduit par un chauffeur affrété par l’équipe de reportage. L’atmosphère à Abidjan est étrange. Silencieuse. Lourde. Des rumeurs de violences extrêmes nous parviennent.
Mais je suis déterminé. Je couvre les élections aux côtés de M’ma Camara, grande journaliste aujourd’hui Coordinatrice Régionale de France 24. Toute la journée, je passe en direct à l’antenne d’Africanews.

Les appels affluent. Des messages de félicitations, de fierté.
Le petit Yannicko était maintenant un journaliste international.

 

De correspondant terrain à voix panafricaine

Quelques semaines plus tard, je reçois un message sur LinkedIn. C’est François Chignac, le Directeur Général d’Africanews. Après échanges, il me propose officiellement de devenir Correspondant de la chaîne en Côte d’Ivoire.

Je prends le soin de consulter ma mentor, Tatiana Mossot. Elle me donne sa bénédiction.

Depuis, j’ai réalisé une cinquantaine de reportages et de reportages pour la chaîne, dont :

Et bientôt, je me prépare à couvrir l’élection présidentielle de 2025.

 

Être journaliste pour une chaîne panafricaine

Travailler pour Africanews, ce n’est pas juste une fonction. C’est une mission.
Je ressens une profonde gratitude. Et je me rappelle cette leçon d’un Expert en Mind Education de l’ONG IYF, qui m’avait dit un jour :

« Quand tu crois en ce que tu fais, les portes s’ouvrent comme des portes automatiques. Il suffit d’avancer. »

Moi, j’ai avancé. Même quand j’avais peur. Même quand je n’étais pas prêt.

 

À toi, jeune Africain qui rêves de journalisme

Le journalisme est un sacerdoce. Ce n’est pas une course à la célébrité. C’est un engagement profond à servir la vérité, à éclairer, à inspirer.

  • Sois curieux.
  • Forme-toi sans relâche.
  • Ne doute jamais de ton potentiel.
  • Beaucoup.

L’Afrique a besoin de ses propres récits. Ses propres voix. Ses propres chaînes puissantes, crédibles, indépendantes.
L’Europe a ses BBC, ses RFI, ses France 24. Les États-Unis ont CNN, CBS, le Washington Post. Les Arabes ont Al-Jazeera.
Et nous, Africains ? Qui racontera mieux nos réalités si ce n’est nous ?

Aujourd’hui encore, je suis ému quand je vois mon nom s’afficher sur l’écran d’une télévision internationale. Mais je sais que ce n’est qu’un début. Mon rêve, c’est de continuer à servir. À raconter. À former d’autres Yannicko… qui eux aussi prendront la plume, la caméra, le micro… pour faire briller l’Afrique.

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